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L’Europe, la France et l’Alsace… quels leviers d’attractivité ?

En 10 ans le nombre de projets d’investissements étrangers et d’emplois créés en Europe n’a jamais été aussi élevé. En 2016, ce sont 779 projets qui ont vu le jour pour 16 980 emplois créés en France, soit une augmentation record de 30% des implantations internationales sur le territoire français.

Au rang de troisième place forte européenne, talonnant le Royaume-Uni et l’Allemagne, la France connait la plus forte croissance. C’est en position de challenger des grandes puissances économiques que se placent la France et ses territoires, dont l’Alsace. Pour cela, elle peut compter sur trois atouts : l’innovation, l’industrie « agile » et l’image.

L’innovation, premier avantage compétitif

Selon le baromètre EY de l’attractivité de la France qui a recueilli la perception de 203 décideurs dans 26 pays, le sens de l’innovation de la France est son atout n°1. En 2016, le nombre de centres de R&D recensé était au nombre de 51.

Et en Alsace ?

L’activité de R&D est extrêmement dynamique en Alsace. Les PME sont les principaux acteurs de la recherche privée et elles y consacrent en moyenne 30% de leur budget contre 18% dans le reste de l’hexagone. Investissant sur l’avenir, l’Alsace se place 5ème en matière de dépôt de brevets européens. La championne en la matière est l’entreprise PSA avec 930 demandes de brevets déposés en 2016. La marque au lion est implantée en Alsace depuis 1962, à Sausheim proche de Mulhouse. Elle est un acteur économique de premier plan et le plus important employeur privé d’Alsace.

PSA Mulhouse

L’industrie « agile » dite du futur

Si PSA est le premier site en France à bénéficier d’un plan de modernisation représentant 400 millions d’Euros d’investissement, c’est tout le tissu industriel français qui se modernise pour rentrer dans l’ère de l’industrie du futur. Un tournant stratégique scruté par les décideurs étrangers qui perçoivent en la France une terre pleine d’avenir. Ainsi, 65% des dirigeants interrogés ont confiance en l’avenir de l’industrie française. Ils y voient une chance pour les territoires, notamment périurbains, de se développer.

  • Sew Usocome - Alsace Excellence

  • Socomec - Alsace Excellence

Et en Alsace ?

L’étude EY sur l’attractivité de la France publie une carte (Localisation des projets industriels 2016) qui en dit long sur la place de l’Alsace dans le paysage français : elle est le 3ème territoire le plus industrialisé de France.

Pour rester compétitive et attractive, l’Alsace peut compter sur un nouveau modèle d’usine ancré dans l’ère digitale, économe en énergie et centré sur l’homme : l’usine du futur. Parmi les entreprises pionnières : Sew Usocome, Socomec et Pöppelmann. Toutes trois sont des entreprises du réseau Alsace Excellence animé par l’Agence d’Attractivité de l’Alsace :

  • À Brumath, Sew Usocome a conçu une usine capable de fonctionner avec un minimum de stock. Objectif : inscrire l’entreprise dans le nouveau contexte des marchés qui demande une réactivité absolue. Pour les dirigeants de la société, le défi de l’usine du futur implique de produire de manière ciblée, dans une proximité avec les fournisseurs et les clients, totalement associés au système.

 

  • A Benfeld, le centre industriel et logistique de Socomec est un véritable showroom des technologies développées par le groupe en matière de bâtiment intelligent. L’entreprise a investi plus de 4 millions d’euros dans un bâtiment à énergie positive qui abrite les équipes industrielles et logistiques.

 

  • Basée à Rixheim, filiale d’un groupe allemand, Pöppelmann est spécialisée dans la transformation des matières plastiques en pièces techniques de haute qualité. Elle a investi plus de 15 millions d’euros entre 2004 et 2015 sur le site alsacien et ambitionne désormais de prendre de l’avance sur le virage de la transformation numérique.

 

L’image, l’entrepreneuriat « à la française » fortement reconnu

Portée par l’esprit de la French Tech, l’entrepreneuriat à la française s’affirme comme un modèle à suivre. Cette reconnaissance, la France la doit notamment à sa politique volontariste, jugée par 58% des décideurs étrangers comme efficace. Pour ce secteur, c’est 14 points de confiance en plus enregistrés entre 2016 et 2017 !

Et en Alsace ?

En plus, d’être territoire labélisé French Tech, l’Alsace se place comme extrêmement attractive pour les entreprises du numérique par sa position géographique au cœur d’un réseau de fibre optique international. En Alsace, ce sont 14 000 emplois créés dans ce secteur et de nombreuses start-up qui chaque jour trouvent leur place dans des lieux dédiés à leur développement : le Shadok – Fabrique du numérique, Fablab, La Plage Digitale, KM0.

 

 

Shadok à Strasbourg

Le témoignage de Christophe de Maistre, Siemens France

A Haguenau, Siemens a ouvert un bureau de R&D en mars 2017. Objectif : faire du site alsacien de la marque une usine du futur. Cette révolution technologique est portée au plus haut de la hiérarchie du groupe :

« L’innovation est reconnue comme atout français n°1. […]. L’automatisation et la transformation des usines en smart factories vont entraîner une relocalisation dans les pays à forte valeur ajoutée. La 4e révolution industrielle se fera sur le software, autour des enjeux majeurs du big data, de la production d’énergie décentralisée, de la blockchain et de l’intelligence artificielle. […] Notre pays dispose d’un incroyable vivier de chercheurs et d’ingénieurs qu’il forme à l’excellence dans ses écoles : en créant des pôles d’attractivité rassemblant industries, start-up et chercheurs, la France s’assurerait une fertilisation croisée, vivace, au service de l’innovation. Ces partenariats stratégiques doivent, d’une part, bénéficier d’une grande lisibilité et d’une communication forte, et, d’autre part, s’incarner dans les territoires. Il convient de les accueillir dans des écosystèmes stimulants, d’impliquer les villes, les universités et grandes écoles ainsi que les régions. »

Retrouvez l’intégralité de ce témoignage