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Les start up investissent les biotech

Près d’une entreprise innovante sur deux accompagnée dans sa création par l’incubateur alsacien SEMIA opère dans le domaine des biotech. Exemple à l’appui avec ElsaLys Biotech.

Depuis sa création en 1999, SEMIA, l’incubateur des entreprises alsaciennes, a aidé à la création de près de 180 nouvelles sociétés innovantes. Parmi les petites nouvelles, 45% sont des entreprises qui opèrent dans le domaine des biotech. « Quand, sur 7000 chercheurs publics en Alsace, vous en avez 4000 qui travaillent dans le domaine de la santé, ça débouche forcément sur un nombre important de créations de start up médicales ou pharmaceutiques», explique Gilles Grand, directeur général de SEMIA. Et non seulement elles sont plus nombreuses mais, bien souvent, elles génèrent aussi plus de chiffre d’affaires et plus d’emplois que les autres.

L’éco système génère les jeunes pousses

Le poids des biotech dans le total des entreprises innovantes est donc nettement plus important que dans la quasi-totalité des autres régions françaises. D’autant plus que, bien souvent, c’est l’éco système lui-même qui génère l’éclosion de ces jeunes pousses. Les très puissants Institut de Recherche contre les Cancers de l’Appareil Digestif (IRCAD), Institut Hospitalo-Universitaire (IHU), Institut de Génétique et Biologie Moléculaire et Cellulaire (IGBMC)… mais aussi les entreprises bien installées, comme Merck Millipore ou Transgene, créent tous leur start-up. Ce sont les spins-offs : entreprises nées de la scission d’une société plus grande. Elles interviennent dans les domaines de la pharmacie ou des technologies médicales, mais aussi dans les secteurs de l’imagerie, de la robotique et du numérique, dans le sillage de leurs grands donneurs d’ordres.

Ainsi ElsaLys Biotech fut créée en avril 2013 par essaimage de Transgène, spécialisée dans le développement de produits d’immunothérapie ciblée contre les cancers. Celle-ci ayant décidé d’interrompre ses recherches sur les anticorps monoclonaux,  l’équipe dédiée au projet a repris le flambeau.

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Génération spontanée dans les biotechs

« Nous travaillons sur la sélection des antigènes surexprimés dans les cellules cancéreuses : ils seront ciblés par des anticorps qui pourront les détruire, explique Christine Guillen, directrice générale d’ElsaLys Biotech. Nous avons la chance d’avoir accès aux équipements de Transgene et avons également bénéficié des nombreux services apportés par Semia. » Parmi ceux-ci : une formation spécifique pour apprendre à expliquer simplement les projets très pointus et technologiques de l’entreprise, la mise à disposition d’une personne pour trouver des financements et accéder aux fonds européens, l’aide pour la création d’un site internet.

S’il existe bien une forme de génération spontanée de start up biotechnologiques alsaciennes, celles-ci ont toujours besoin de bonnes fées pour les accompagner.

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