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Le nouvel éclat de Lalique

Au cœur des Vosges du Nord, un double investissement redonne au célèbre cristallier son lustre d’antan. Nouveau propriétaire, nouveau musée : Lalique brille à nouveau de tous ses feux.

A Wingen-sur-Moder, l’art et l’industrie font bon ménage depuis bien longtemps. C’est ici, au cœur des Vosges du Nord à la tradition verrière bien établie, que René Lalique fonda en 1921 l’usine qui allait définitivement asseoir la renommée internationale du cristallier. Durant des décennies, des générations d’ouvriers verriers, souvent les meilleurs de France, y produiront bijoux, flacons de parfum, bouchons de radiateur de voitures de luxe, pièces décoratives des trains et des paquebots les plus prestigieux… dans le plus pur esprit Art Déco.

Près d’un siècle plus tard, deux événements majeurs vont rendre un second souffle à ce fleuron de l’industrie du luxe à la française. En 2008, Silvio Dentz, président de la société suisse Art et Fragrance, rachète la marque. Objectif : augmenter les capacités de production de la cristallerie et renforcer son rayonnement international. Trois ans plus tard, en juillet 2011, le musée Lalique est inauguré dans l’ancienne verrerie du Hochberg.

Un musée signé Wilmotte

La halle d’étendage et les ateliers ont été relookés par l’agence Wilmotte, associée aux architectes Chiodetti et Crupi, de Colmar. Une salle d’exposition permanente présente en un seul lieu des pièces jusqu’alors éparpillées dans les musées du monde entier : les bijoux, dont les fameuses Femmes ailées, les flacons de parfum, les pièces des arts de la table et aussi un bel hommage aux 230 hommes et femmes qui perpétuent le savoir-faire dans l’usine située à quelques centaines de mètres de là.

Par ailleurs un espace permet d’accueillir des expositions temporaires : Suzanne Lalique-Haviland, le décor réinventé en 2012, Le verre et les grands maîtres de l’art moderne en 2013, Le monde aquatique de Lalique en 2014, Lalique et l’art du voyage jusqu’en novembre 2016.

René Lalique aimait dire que « quand un artiste a trouvé une belle chose, il doit chercher à en faire profiter le plus grand nombre de gens possibles. » Aujourd’hui, tant Silvio Dentz, que le musée initié par les collectivités territoriales alsaciennes perpétuent cette tradition dans un bel esprit de coopération.

Ainsi, le majestueux lustre de Marc Lalique, fils de René, qui illumina longtemps le musée des Arts Décoratifs à Paris, brille dorénavant de mille feux au cœur du musée. Haut de 3 mètres et pesant 1,7 tonne, il est composé de 337 pièces en cristal : 60 ont été restaurées et 59 reproduites à l’identique dans les ateliers Lalique de Wingen-sur-Moder. Un retour aux sources, en quelque sorte.

Pour en savoir plus sur le musée Lalique

Verre Lalique