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La filière auto se connecte au futur

L’usine du futur, il y a ceux qui s’y sont déjà mis, ceux qui en parlent sans savoir de quoi il s’agit, ceux qui ne connaissent pas encore…

En 2015, au Forum de l’Attractivité de l’Alsace, à Mulhouse, Sylvain Dorschner, co-fondateur d’Innoeco, spécialisé dans le conseil en management opérationnel auprès des collectivités, n’y a pas été par quatre chemins : « Les industriels, qui dans quelques années ne seront pas passés à l’usine du futur, disparaîtront. »

Au Pôle Véhicule du Futur, on a devancé l’avertissement. En 2014, PerfoEST, association régionale des industries de l’automobile et membre du Pôle, a lancé le projet « usine du futur », destiné à sensibiliser les PME et TPE de la filière automobile. Sept axes de réflexion ont été dégagés, qui donnent une définition pragmatique de l’usine du futur entre avancées technologiques et nouvelles méthodes d’organisation.

L’usine du futur est centrée sur l’homme, c’est-à-dire qu’elle est plus ergonomique et au final plus attractive, particulièrement auprès des jeunes. Ses process sont novateurs et permettent de traiter les matériaux innovants, grâce, par exemple, à la fabrication additive. Elle est automatisée, ouverte sur ses fournisseurs. Elle est flexible et peut s’adapter aux situations et aux commandes nouvelles ou spéciales. Elle est frugale, c’est-à-dire qu’elle consomme peu d’énergies, peu d’espace, recycle ses déchets ou utilise des produits recyclés. Et enfin, et bien sûr, elle est connectée, ce qui lui permet d’ailleurs de répondre au mieux aux six axes précédents.

Une usine connectée et durable

« Plus que l’usine robotisée, résume Brigitte Ducruez-Bernard, Directeur général innovation du Pôle Véhicule du Futur, c’est l’usine connectée et durable. » C’est la PME ou la TPE capable de répondre aux attentes des grands donneurs d’ordres industriels qui, eux, sont déjà passés à l’usine 4.0 et qui attendent que leurs sous-traitants en fassent autant. « Prenez la DS 3 de Citroën, personnalisable aux souhaits du client… les fournisseurs doivent être capables de réagir à toutes les commandes en temps direct. »

Selon une méthode déjà largement éprouvée par PerfoEST, dans un premier temps, les entreprises seront sensibilisées à la démarche. Celles qui accepteront de s’engager pourront bénéficier d’un diagnostic, d’un accompagnement de pré-étude, d’un suivi du projet, ainsi que d’un soutien financier dans le cadre du programme « usine du futur » de la Région Grand Est. Et Brigitte Ducruez-Bernard confirme : « Qu’elles décident d’agir en priorité sur tel ou tel axe, pour les entreprises, c’est une opportunité supplémentaire pour ne pas être en trop grand décalage par rapport à leurs grands donneurs d’ordres, dégager davantage de marge et donc  pérenniser leur activité. »

Filière auto - usine du futur